Archives de Catégorie: Mode

Jamais heureuse ( comme dirait l’Homme)

Pendant des années, je n’ai cessé de me plaindre de mes kilos en trop, même lorsque je n’en avais pas, je me trouvais trop ronde, trop charpentée, je rêvais d’avoir un corps que je n’aurai jamais, la faute à la génétique, à un squelette lourd, à des muscles, bref j’étais complexée. Puis j’ai eu la Mini, et des kilos en plus, sans être non plus devenu énorme j’en avais l’impression, je passais parfois des week-ends à me terrer tellement honteuse de ce corps disgracieux qu’était devenu le mien. Puis j’ai eu la Puce et des kilos encore en plus qui ont fini par s’installer, ils se trouvaient bien sur mes hanches les saligauds. J’avais fini par me résigner, il n’était pas si catastrophique de faire une taille 42 pour mon mètre presque 70, Maryline Monroe. faisait du 42 et était plus petite que moi, après tout j’étais mariée et j’avais eu des gosses, ma beauté était derrière moi. Je dépensais frénétiquement en shopping cherchant en vain le vêtement qui m’embellirait, me faisant temporairement oublier ces kilos. Avec du poids en plus, j’étais obligée d’investir dans des vêtements plus cher, mon compte en banque suivait péniblement mais je m’y étais fait; fermant mes esgourdes aux critiques de ma rhumatologue qui ne cessait de me bassiner que je devais retrouver mon poids d’antan, pour mes articulations. Plus facile à dire qu’à faire. Et puis un jour, une accumulation de questionnements, un début de crise de la quarantaine approchant, quelques remarques qui m’ont piquées au vif, j’ai décidé de me reprendre en main et j’ai poussé la porte d’une diététicienne sans être convaincue, mais comme je payais et que ce n’était pas pris en compte par ma mutuelle, j’ai décidé de m’y tenir. Une alimentation équilibrée, une rebellion alimentaire à la maison, pour le bien de tous, même si j’étais la seule de la maisonnée à avoir des petits soucis de poids, et du sport qui me font autant du bien au moral qu’à la santé et voilà dégagés les kilos en trop. J’ai repris un poids diététiquement correct. J’ai perdu ces satanés kilo petit à petit mais je l’espère durablement.

Avec plus d’une bonne dizaine de kilos en moins, mes pantalons commencent à être vraiment trop grands et mes slim et skinny vraiment désagréables à porter, je suis donc allée m’acheter un jean’s. J’erre donc dans les grandes enseignes à la recherche du jean’s parfait, j’essaye beaucoup, puis vient une vendeuse toute mince et voilà qu’elle me demande quelle taille j’ai pris « 40, pourquoi? » ! « je vais vous chercher le 38! » Pfou, je n’y rentrerai pas, qu’est-ce que ça me parait étroit mais comme en ce moment, je suis plutôt gentille et peu contrariante, je le passe et là magie, j’y rentre et il ne me serre même pas, il est juste moulant, pile-poil comme il faut. Danse de la joie, jubilation intérieure, il me va et c’est un 38. Je demande à essayer d’autres modèles, au cas où ce soit le modèle qui taille grand et pareil, j’enchaîne les 38. Je repars finalement un slim bleu denim, en même temps j’étais à Nîmes (#blaguepourrie). Arrivée à la maison j’attends le soir pour enlever l’étiquette, je le prends même en photo et l’envoie à ma mère, pour preuve que je n’ai pas rêvé. Je le porte aujourd’hui, mais pourtant à chaque fois que je me regarde dans la glace, je trouve mes jambes toujours aussi grosses, à chaque fois que je regarde un pantalon dans cette nouvelle taille, je me dis toujours que je n’y rentrerai pas, trop petit, plus moi et en fait si, c’est de nouveau moi. Chaque matin devant mon armoire, je me dis  « pas ce jean’s, il me serre! », et pourtant ce jean’s dans lequel j’avais du mal à rentrer,  m’est maintenant trop grand, trop lâche et importable sans ceinture. J’ai du faire 3 nouveaux trous à mes ceintures.

J’ai perdu du poids mais je n’arrive toujours pas à me voir telle que je suis, j’ai du mal à intégrer ma nouvelle taille, je me sens même un peu perdue dans les coupes, cherchant toujours à camoufler mes rondeurs disgracieuses que je n’ai plus. Cet été une amie, m’a demandé pourquoi je continuai à porter des maillots une pièce pour bronzer alors que je suis mince, « parce que c’est la mode! » lui ai-je répondu du tac au tac, mais en fait j’ai encore un peu de mal à assumer le 2 pièces en société. Je suis toujours un peu gênée par les personnes qui me complimentent sur ma perte de poids, j’ai du mal à croire ceux qui me disent que je suis bien, et que mes 3 derniers kilos à perdre sont superflus et, j’ai super peur de regrossir !

Publicités

Poster un commentaire

Classé dans Ma vie de Maman, Mode

30 cm

Ne vous méprenez pas quant au titre de mon article, il ne sera ici que question de cheveux. Mes cheveux et moi, tout une histoire, que dis-je un poème, et je suis très difficile en poésie… Mes cheveux font ma fierté, depuis toute petite on ne cesse de me dire que j’ai de beaux cheveux, une belle qualité, un beau blond cendré naturellement méché, alors comment ne pas devenir légèrement obsédé par cet atout féminin … Après 1 an à ne pas les changer, à retrouver ma couleur naturelle, à les laisser vivre leur vie, à juste couper les pointes de temps en temps, voilà que j’ai envie de changer leur couleur. Mais à chaque fois que je le dis, on me répond instantanément « oh non, ta couleur est joli! » ou « oh pourquoi ça te va si bien! » Ouais culpabilisez moi, comme si c’était si facile de changer de casque … Et puis j’ai fini par céder aux sirènes d’Instagram et de ses influenceuses et, armée de mon album Pinterest, sur un coup de tête, délestée des nénettes, je suis allée chez le coiffeur et j’ai fait couper. J’ai fait rendre légèrement plus naturelle ma couleur naturelle, fonçant légèrement quelques longueurs trop affadis par le soleil et puis voilà, elle a pris ses ciseaux et m’a enlevé une petite trentaine de centimètres. Maintenant je fais partie de la grande tribu des filles au carré plongeant, flou.

Et puis de toute façon ça repousse, et les miens poussent vite.

 

Lire la suite

1 commentaire

Classé dans Beauté, Mode

inconscient quand tu nous tiens …

Il y a quelques temps, je parlais de mon envi de m’acheter des ballerines en veau velour dans des tons clairs et irisés. J’avais même repéré des Reppeto parfaites, sauf le prix. Je suis donc depuis un certain temps, à l’affut de la paire qui leur ressemblerait mais dont le prix ne dépasserait pas 3 chiffres ( j’ai une liste d’achat très très longue). Je n’ai toujours pas trouvé. Puis la Puce a eu besoin de chaussures. Je me suis donc rendue en boutique et là, j’ai fait l’erreur fatale de faire un transfert sur ma fille de 2 ans en lui prenant des babies en veau velours clair et irisé, des Babybottes d’accord mais j’aurai du y penser moi mère pour la seconde fois, et avec l’expérience d’une Mini qui n’a pas hérité de mon côté soigneux*. Mais non, j’ai cédé, je lui ai acheté de jolies chaussures pas du tout pratique au niveau entretient et qu’elle m’a fatalement patiné au bout d’une journée. Quelques jours après, voulant éviter le pire, je me suis rendue à la Halle aux chaussures pour lui prendre une paire de babies-tennis en toile, qu’elle pourra traîner au parc, à la crèche, ou dans le jardin de ses grand-parents sans que j’ai des nœuds à l’estomac pour autant ( le stress du travail m’en procure déjà suffisamment). Cette fois j’ai pris soin de prendre du bleu marine, pour être moins salissant ou du moins pour que les salissures ne se voient moins. Je sais, c’est une réflexion très cochonne, mais c’est comme ça, je ne veux pas être esclave de mon savon de Marseille. Je me suis donc rendue à la Halle avec les deux nénettes, et là à l’entrée posée, j’ai vue des ballerines pointues tout cuir, en veau velours, fabriquées au Portugal (très important, j’essaie d’éviter les produits fabriqués en Chine tant que je peux, je ne veux plus fermer les yeux sur les conditions sanitaires, sociales et environnementales des chinois), vraiment comme les Repetto Brigitte, enfin du moins leur ressemblant pour un prix bien moindre. Comme la Mini et la Puce profitant de mon essayage, ont filé direct au tourniquet à bijoux et que la vendeuse ( pas très bienveillante) m’a demandé si c’était mes enfants, je me suis dépéchée et sans réfléchir, les ai prises. Un jour je répondrai à une vendeuse que non ce ne sont pas mes enfants, non je ne les connais pas, ils passaient par là, m’ont suivi et comme j’avais la même couleur de cheveux qu’eux et une vague ressemblance, se sont mis à m’appeler « Maman » !

Repetto Brigitte, 225 euros

Repetto Brigitte, 225 euros

Babybotte 69 euros

Babybotte 69 euros

BABYBOTTE-PREMIERSPAS-B-SILYA1-2-004-150x150_la-halle-3eb638f1e73628bde0d25139f70411b9-a

La halle 35 euros

La halle 35 euros

 

*Je garde quasiment ad vitam æternam mes affaires, je connais toutes les combines pour redonner vie aux vêtements  que j’aime, et dont je ne veux pas me séparer, au pire ils partent au grenier dans un carton pour au cas où, je re-re-rentrerai un jour dans un bon 38, pour les cas où ça redeviendrait à la mode, bref je ne jette que ce qui est abîmé ou non réparable/ arrangeable.

Poster un commentaire

Classé dans Ma vie de Maman, Mode

Elles s’appelaient désirées …

Après des mois de recherches infructueuses et de frustration, au bord du désespoir, j’allais jeter l’éponge, me résigner, me dire qu’elles n’étaient finalement pas pour moi. Puis indirectement grâce à l’Homme et son légendaire sens du rangement, après avoir cherché la clé du grenier pendant 2 heures, avoir pesté contre lui, j’ai décidé de me calmer et d’oublier en allant faire un rapide tour dans les boutiques. Un passage chez Zara, un autre chez Mango ( mais pourquoi en magasin n’ont-ils que des XS, des S et quelques M ( alors qu’ils vont jusqu’au XL !!!), un court passage chez nafnaf, des essayages de blouses en plumetis trop transparantes à mon goût, bref pleines de déception et le moral au fond des chaussettes, que je n’avais pas ce jour là, j’étais en ballerines, je décide de pousser les pieds dans le magasin de sneakers d’en face et là, des stan bleus et des noires, mais point de blanches, je lorgne aussi sur les Puma suède bleu marine et blanche (exactement la paire de mes 16 ans, quelques années quoi), un court moment de nostalgie a failli me faire flancher, puis je demande sans grande conviction à la vendeuse si elle aurait des stan en 37 1/3 ou 38, « je vais voir, me dit elle, on les reçoit au compte goutte, un modèle une paire par taille. » Je m’assois sans y croire, elle revient avec 2 boîte. « Oui les bleus, on vient juste de les recevoir. » Elle dégaine alors l’objet du désir,  j’essaie, elles ne sont pas blanches, mais elles me plaisent, autant je trouve que le leopard ne m’allait pas ( trop funky pour moi), autant j’adore l’imprimé python à l’arrière, j’ai failli hésiter un micro-quart de seconde, puis je me suis souvenue les Repetto, tous magasins du centre de Grenoble, ma quête depuis 6 mois … Je les prends !

Maintenant elles sont enfin miennes. J’ai moi aussi des Stan, j’appartiens à la tribu des modeuses en Stan. Quel bonheur de les voir à mes pieds, et quel bonheur pour mes pieds, j’avais oublié comme le port de tennis est confortable.

 

Photo0733[1] Photo0732[1]

Poster un commentaire

Classé dans Mode

i leb noch !

Contrairement aux apparences, je suis toujours en vie, même si parfois je me demande ce qu’il m’arrive, je n’ai plus toujours l’impression d’être moi, pour preuve, j’ai hésité à acheter une paire de ballerine cendrillon Repetto à 50 euros, parce qu’elles étaient vernis bleu gitan, que je voulais des nudes en chèvre ou éventuellement des camels en veau nappa. Même la Mini m’a dit « Maman, elles sont trop belles, prends les, comme ça tu auras des roses et des bleus ! » Oui voilà des roses et puis une paire de bleu vernis et pas de rose clair, ni de camel, et avec quoi vais-je mettre les bleus ? Et avec tout le bleu que je porte si ce n’est pas le même bleu est-ce que ça ira ? « Bon Maman, tu les prends tes chaussures ? » L’impatience de la Mini m’a rappelé que j’étais là pour lui trouver une robe ( que l’on n’a pas trouvé), et pas pour réfléchir à des ballerines pour moi. Je suis repartie, mais elles m’ont trotté dans l’esprit tout le week-end, et au fur et à mesure que j’y pensais, plein d’idées d’association me venaient, et au fur et à mesure que j’ouvrais mon placard à chaussures, je regardais mes ballerines rouges très fatiguées, me persuadant, et montrant à l’Homme, que cet achat ne serait pas du tout superflu. Mardi j’y suis retournée, mais comme m’a dit la vendeuse « Il ne me restait qu’un 38 et même si la couleur n’est pas de cette année, des Repetto cendrillon à 50 euros au lieu de 190 euros, ça ne reste pas !  » Il n’y a qu’un esprit fatiguée, embrumée et perdue pour émettre une quelconque hésitation face à une telle affaire.

Je suis donc très fatiguée, mais personne n’en doutait, j’ai des tonnes d’exemples qui le prouve mais celui-ci est celui qui m’a le plus affectée, me serais-je oubliée ? Il ne manquerait plus que je sorte avec une marinière mise devant-derrière, ah non c’est fait ça aussi, je ne vous raconte pas l’hilarité de la Mini quand elle l’a découvert … Mes vacances ont été bénéfiques, je me suis reposée, je n’ai pas récupéré, mais, j’ai eu une vie : je suis allée manger au restaurant, j’ai fait les magasins pour le plaisir, j’ai regardé des films et même des trucs nuls et débiles à la TV, je suis allée au théâtre, j’ai tricoté sur mon canapé, j’ai bu du thé, je me suis occupée des nénettes, j’ai bricolé,  j’ai trouvé le temps d’aller chez le médecin pour moi, bref j’ai fait des choses simples mais je les ai faites une par une, en prenant le temps de les apprécier.

Craquerai-je / résisterai-je :

et parce qu’après m’être sevrée du brillant, j’y reviens doucement, et que j’ai toujours aimé les babies … lio argent 195

Poster un commentaire

Classé dans Mode, Sans catégorie parce qu'on ne peut pas tout mettre dans des cases

Ce qui devait un jour arriver, arriva …

Je n’en peux plus du glitter, de la paillette ou des sequins, je fais une overdose !

Serait-ce mon éloignement professionnel de PACA la semaine, qui me sèvre ou bien la hipster branchouille qui sommeille en moi « maintenant que tout le monde en a et qu’on en trouve  partout, je n’en veux plus ! » mais j’ai la terrible impression que l’on en met sur tout ce qui peut supporter une micro-paillette ( chaussures, pulls, jupe, robe, pantalon, haut, sac, écharpe, bonnet, sacs, chaussettes, rien n’y échappe !). Le scintillant a envahit le bitume depuis un bout de temps déjà mais là c’est carrément les soirées disco qui déboulent en plein jour. Je fus longtemps une adepte de ce qui brille, il ne faut pas tarir la réputation des filles du sud, je ne vais pas me renier ou changer entièrement de garde-robe, je n’en ai pas les moyens ( et je peux vous dire que des pièces brillantes, il y en a dans mon placard), mais j’ai des envies de plus de parcimonies et de matières plus douces, de tons plus naturels ou de couleur pop qui mettent de bonne humeur et égaille la grisaille qui n’a que trop duré ! Alors la paillette par petite dose oui mais faut qu’elle reste discrète.

Ps: ce week-end, j’ai quand même acheté 2 paires de chaussettes glitter ( une grise rayé argent et une noire avec des étoiles dorés), car je trouve qu’une chaussette originale que l’on aperçoit discrètement entre la bottine et le pantalon, ça peut-être la touche fantaisie sophistiquée sympa.

Et puis celles-là, l’Homme ne pourra pas me les piquer et me les trouer /abîmer, car elles sont trop petites et trop étroites pour ses grands panards d’Homme … éhéhé !

Poster un commentaire

Classé dans Mode

Ma fashion obsession

Depuis un an, un an au moins, je voulais un jean’s boyfriend, mais pas n’importe quel jean’s boyfriend, un qui ne soit pas constellé de trous, pas trop destroy, pas tâché et surtout qui me sied, le plus dur à trouver en fait. Parce qu’en fait, mais vous le savez déjà fidèles lecteurs et lectrices, je ne suis pas parfaite, et il ne suffit pas que je porte un vêtement pour que je le sublime, (ça c’était avant), c’est plutôt le vêtement qui va me mettre en valeur. J’avais trouvé une nouvelle quête, en plus de celle du fond de teint idéal, que je n’ai toujours pas trouvé, la quête du boyfriend parfait ( et qui ne coûte pas un bras). C’est donc parée de deux mignonnes petites boulettes, à une semaine de ma reprise du travail que j’ai trouvé le jean’s qui avait tout, le boyfriend portable en toute circonstances, qui me va bien et dont le prix n’est pas à 3 chiffres ( oui pour ne pas changer mon quotidien, je suis encore fauchée, la faute à un travail certes mais un travail trop loin pour être rentable …). Et ce jean’s je l’ai trouvé chez Mango, sinon pour les plus gros budgets, il y a le boyfriend Levi’s qui est topissime aussi.

Bon maintenant je peux partir en quête du pull norvégien parfait, qui ne coûte pas un bras, qui soit en laine naturelle toute douce et duveteuse et qui soit réellement tricoté en rond, parce que le temps que je me le tricote, l’hiver sera fini …

 

Poster un commentaire

Classé dans Mode