Archives mensuelles : mai 2014

Les dignes filles de leur mère

J’aime que mes filles me ressemblent physiquement mais j’éprouve une immense fierté lorsqu’elles s’endorment sur leur livre. Les histoires qu’elles ont lu, accompagneront leurs rêves, je sais qu’elles le tiennent de moi, et elles l’auront toujours en elles, elles se rappelleront leur mère qui leur offrait souvent des livres avec des histoires magiques qui les transportaient ailleurs, leur mère qui leur lisait tous les soirs ( ou presque) des histoires avant de dormir, leur mère qui leur disait de prendre un livre quand elles s’ennuyaient plutôt que de demander à regarder la télé (parce que contrairement à lorsque l’on regarde un film, on n’est jamais passif pendant la lecture d’un livre).

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Classé dans Ma vie de Maman

Vikingar

Ces temps-ci la Mini passe avec une facilité déconcertante de sa grotte de Cro-magnon au riche royaume d’Arendelle, et parfois elle va aussi se perdre en Transylvanie, il faut alors fermer tous les rideaux de la maison pour que le soleil ne la brûle pas. Le plus dur est de la suivre. Cette semaine, je l’ai cependant rejointe au pays de nos ancêtres, en Scandinavie, à l’époque des Vikings. J’ai d’abord commencé par me plonger dans la lecture ( un peu trop rapide, j’aurai aimé prolonger le plaisir) du Viking qui voulait épouser la fille de soie de Katerine Mazetti. Les premières pages ne m’ont pas accroché, je trouvais le style un peu lourd et lent, rempli de détails et de répétitions mais n’ayant que ça à lire, j’ai persévéré et j’ai bien fait car au bout d’une dizaine de pages, j’avais complètement pénétré la société Viking, ses us et coutumes du Xème siècle ( le livre est truffé de détails historiques), je voguais avec le beau Starve sur la Baltique à bord de son drakkar, descendait et remontait le Dniepr jusqu’à Kiev, me laissait subjuguer par le faste de Constantinople au côté de Milka et ses esclaves-suivantes, écoutait les incantations d’Arnlög, la Völva. Ce livre est une sorte de Saga familiale, qui raconte surtout des histoires d’amour. Je fus un peu déçue par l’une d’elle,  j’aurai aimé un « happy-end » à l’américaine mais si tel avait été le cas, j’aurai trouvé le roman mièvre et décevant, et du coup beaucoup moins émouvant … Parce que oui j’ai trouvé les personnages terriblement attachants, courageux, malgré leurs faiblesses et leurs fêlures.

Sur la quatrième de couverture est écrit: « Sur une île du sud de la Suède au Xe  siècle, un homme vit seul à la ferme avec ses deux fils. Le chemin de ceux-ci est tout tracé : naviguer au loin, pour guerroyer au-delà des mers à l’Ouest, ou pour faire commerce sur les voies fluviales de l’Est. 
De l’autre côté de la Baltique, à Kiev, vivent un marchand de soie et sa famille. Radoslav rêve de devenir soldat, sa sœur Milka est une jeune fille raffinée qui joue avec ses deux esclaves : Petite Marmite et Poisson d’Or. Mais la belle ville d’Orient est sur le point de tomber aux mains des pillards. Milka et Radoslav trouveront refuge auprès de rustres navigateurs venus du Nord. 
Dès lors le destin des deux familles sera à jamais mêlé. 
Du suspense, de l’amour, du sang, des combats, et même de la poésie — eh oui, les Vikings étaient aussi de formidables poètes ! »

viking_qui_voulait_épouser la fille de soie

Pour rester un peu plus longtemps aux côtés des Vikings, j’ai commencé à regarder la série Vikings. Je ne connaissais pas, en avais entendu parler en bien, mais la bande d’annonce me paraissait un peu trop « barbare » et j’avais peur que ce soit encore, comme souvent rempli de clichés, déformant la réalité. Je n’avais pas envie d’une vision trop chrétienne les décrivant comme des monstres sanguinaires, morbides et ultra-violents ou bien de me taper un nanar gothico-pangermanico-romantique sous fond de musique pour métaleux à longue crinière, dans lequel ils seraient de toutes manières aussi décrits comme des hommes sanguinaires, morbides et ultra-violents. Certes les Vikings étaient un tantinet violents mais qui ne l’étaient pas à cette époque ? Les 10 premières minutes du tout premier épisode m’ont fait craindre un énième nanar sans grand dialogue, mais comme j’avais beaucoup de repassage, j’ai persévéré. L’intrigue est un peu longue à se mettre en route mais elle arrive, finalement le but n’est pas de savoir s’ils vont atteindre l’ouest, ils vont y arriver, mais d’accompagner Ragnar Lodbrok et son clan, dans son ascension politique et l’unification de son peuple, dans sa conquête des terres de l’ouest, dans sa relation avec Lagertha, dans sa relation fraternelle avec Rollo pas toujours simple, dans celle avec son fils qui va s’avérer aussi bien compliquée, etc. On rentre assez vite dans l’histoire et petit à petit se développent différents destins. Les personnages gravitant autours de Ragnar, s’étoffent et prennent de l’importance. La société Viking y est très bien décrite : on découvre leurs rites et croyances, l’organisation de leur société ( le rôle du Thing, la place des femmes, leurs mœurs…), les costumes sont très beaux ( c’est toujours un critère pour moi, que les costumes soient beaux). Je suis un peu déçue par la photographie, je m’attendais à des images plus grandioses, des plan plus larges, mais ils ont quand même bien réussi le générique du début car je ne le rate jamais ! La série se veut historique et romanesque, espérons qu’elle ne s’essouffle pas et que les scénaristes continuent de nous surprendre sans nous ennuyer.

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Le running ne passera pas par moi !

Nul n’a pu échapper au retour de la running ou la basket de course très en vogue dans les 2000, à porter de préférence avec une jupe ou une robe ou un jean’s slim pour un effet 80’s. Autant je ne me lasse pas des converses, autant je laisse les runnings dans un tiroir de ma mémoire avec mes années fac.

Si la vision de ces chaussures ne vous donne pas de l’urticaire, que vous voulez absolument avoir la chaussures branchée du moment, vous pouvez toujours vous en prendre une paire.  Je réserverai cet achat le jour où je me serai remise à courir, mais quand je vois avec quoi je devrais courir, cela ne m’incite guère à me remettre à la course …

 

 

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Premiers hommes

Le nouveau truc de la Mini, c’est la Préhistoire. Depuis quelques temps, elle se passionne pour cette lointaine période, elle a cependant un léger soucis, c’est qu’elle a une notion du temps assez particulière: elle n’en a pas vraiment. 

-Maman, les arrière-grand-parents de Grand-Papé, c’étaient des hommes préhistoriques ?

– Non. Les hommes préhistoriques c’étaient il y a très très longtemps.

– Oui je sais. Mais l’époque des arrière-grand-parents de grand-Papé, c’est très très vieux aussi.

Tu sais les hommes préhistoriques ils n’étaient pas comme nous.

-En fait si, ils nous ressemblaient beaucoup et certains étaient parfaitement comme nous, juste ils n’étaient pas habillés pareil, ils ne vivaient pas comme nous, tout était différent.

– oui mais est-ce que nous, on a des ancêtres qui étaient des hommes préhistoriques ?

– oui tout le monde a des ancêtres préhistoriques. Ce sont nos arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-etc – grand-parents.

– OUAH j’ai des ancêtres hommes préhistoriques !

Quelques minutes plus tard.

-Maman, je joue à être un homme préhistorique, regarde, j’ai mis le plaid fourrure par terre, mes tapis en peau de mouton, ma dînette on dit que ce sont des poteries, et les chaises les parois de ma grotte. Mais ils mangeaient quoi ? Du mammouth et quoi d’autres ?

– du mammouth mais pas tout le temps, surtout du lapin, du cerf, les animaux qu’ils chassaient et puis surtout des plantes, des baies, des racines.

– des plantes ? !?

– des légumes, des fruits.

– ah ok et ils ne mangeaient pas du chocolat, des biscuits …

-Non ils n’avaient pas encore inventé l’agriculture ni le chocolat.

Déçue – Bon tant pis, on dira que je mange ce que mangeaient les hommes préhistoriques.

 

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Que de bonnes nouvelles

Après une longue concournation ( sorte d’hivernation destinée à se parer au mieux pour affronter un oral de concours), je vais avoir un interlude pour réécrire quelques lignes sur le blog, vous donnez des nouvelles tant attendues ( il y a bien une ou deux personnes qui se demandent ce que je deviens et qui suivent avec assiduité ma vie palpitante),  pour mon nouveau projet livre, et pour TRICOTER !!!

Cela fait plus d’un mois que je n’ai pas touché à mes aiguilles et ça me manque … D’un pas pressé elles ont retrouvé le chemin de mon canapé ( je tricote sur mon canapé). Sur mes aiguilles un pull en alpaga pour moi, un gilet pour la Mini, parce qu’elle se plaint de ne pas avoir de gros gilet de 1/2 saison et que soit disant ses copines se moquent d’elle parce qu’elle vient en pull ! Je suis un peu septique qu’une cour d’école de maternelle soit devenue un rassemblement de fashionnista, on n’est ni dans les beaux quartiers ni dans Gossip girls ! Bref je suis allée chez Monop’ pour me prendre un vernis Essie : le peach daïquiri récompense de tous mes efforts. Si j’avais raté le concours il m’aurait fallu plus qu’un vernis Essie pour me remonter le moral, j’ai préparé ma petite liste, mais je l’ai eu ! Oui j’ai ENFIN réussi le concours ( aubout de la 3ème tentative). Dès septembre je serai une « vraie  » prof avec une paye sur 12 mois et cela toute ma vie !!! J’ai encore du mal à réaliser. Fini la galère des mois à vivre sur un seul salaire, la précarité, je vais même pouvoir envisager un crédit immobilier !

DINGUE !

Mais revenons à nos moutons, je me suis aperçue que dans mon Monoprix, ils avaient de la laine, pas des tonnes, des couleurs classiques et neutres mais à des prix assez attractifs. J’ai repensé à la Mini et ai pris 8 pelotes de coton pour lui faire son gros gilet qu’elle me réclamait encore ce matin. Il est hors de question que l’on se moque du style de ma fille, surtout que c’est moi qui l’habille !

Bizarrement après l’euphorie de la réussite, la consécration d’un travail acharné, la reconnaissance de mes pairs et l’assurance de reprendre le travail en septembre sans plus jamais avoir peur de ne pas travailler, je me sens un peu vide, pourtant avec tout ce que j’ai ingurgité ces deux derniers mois ( au propre comme au figuré si vous voyez ce que je veux dire…). J’avais pris l’habitude de profiter de tous les moments calmes et ceux qui ne l’étaient pas spécialement aussi, pour travailler, et de tous faire plus rapidement. Maintenant j’ai 3 mois de vrai congés parental à ne m’occuper que des Nenettes mais je me demande si mes ingrates se rendent compte de la chance qu’elles ont, entre la Puce qui tous les lundi matin ( son jour de crèche) part « presque » en courant rejoindre ses petits camarades et la Mini qui lorsque je lui ai annoncé ma réussite s’est exclamée : « Trop bien! Je vais retourner à la garderie ! »

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Classé dans Ma vie de Maman, Tricot