Ca faisait longtemps !

Ca faisait longtemps que j’avais envie de revenir écrire ici, et écrire tout court. Happée par une vie trépidante ( voiture, boulot, dodo), une vie sociale intense, par mille projets plus fous les uns que les autres (créer des patrons à partir de modèles canons trop chers pour ma bourse de petite prof certifiée, tricoter une couverture bébé en 3, ranger la pièce débarras pour en faire ENFIN le bureau-chambre d’amis et déménager l’actuel bureau-chambre d’amis pour y installer la Mini, entretenir un jardin, la maison, lire, etc), par deux morveuses et un homme ne pouvant vivre sans moi, j’avais petit à petit délaissé ce moyen d’expression. Lentement je suis allée, comme beaucoup de blogueuses vers instagram, mais autant je peux passer trop de temps à zieuter sur Insta, et me frustrer et, me trouver trop moche, trop nulle et pas stylée, autant je n’ai pas vraiment accroché et jamais trop publié, pas assez de textes à mon goût, trop de superficialités.

Ca faisait longtemps que vous chers lecteurs vous vous demandiez si j’avais enfin fini ma quête du fond de teint parfait (toujours pas), si les Nenettes étaient toujours aussi vives (oui ), si notre vie de famille était toujours aussi comique (en réalité, elle est épuisante, l’art du récit …), si j’étais toujours aussi indécise, dépensière (choisir c’est renoncé et je suis tenace), accro au shopping ( s’il n’y avait que le shopping…), si l’Homme était toujours aussi mince et nonchalant ( et bien il a pris un sacré coup de vieux, on en reparlera prochainement #smileydiablotin), si j’avais enfin perdu mes kilo de grossesse ( yessssssssssss!!!, au bout de 4 ans, il était temps #quileutcru), …

J’ai donc décidé de rependre ma bulle égocentrique virtuelle, parait que c’est bon pour l’équilibre psychique.

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8 octobre 2017 · 7 h 13 min

Sinon à part ça, je lis

Derniers coups de cœur littéraire en date: la bâtarde d’Istanbul d’Elif Shafak et le livre du Roi d’Indridason.

Aucune réelle découverte pour ces deux auteurs, puisque je les avais déjà lus et fortement appréciés auparavant, mais quel bonheur de me plonger dans ses livres et de m’évader de mon quotidien.

Dans le premier, il est question d’identité arménienne, d’identité musulmane et surtout d’identité turque. L’évocation du génocide a valu une condamnation à l’auteure, mais il est aussi question d’histoires de femmes et de leur vie. La nourriture occupe une place centrale dans le roman, elle lie les différents protagonistes entre eux et est tout un symbole évocateur et criant lorsque l’on sait que c’est la dernière chose qui est transmisse de la culture d’origine. C’est prenant, c’est bien écrit, très bien documenté, c’est riche d’idées, c’est un beau reflet de la Turquie d’hier et d’aujourd’hui que je ne connais pas, mais que j’aimerai connaître, et l’on comprend mieux que la Turquie est finalement très européenne. Attention ce livre donne faim !

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Dans le second, il est aussi question d’identité. Un vieil universitaire embarque un jeune doctorant dans un fol périple afin de retrouver le trésor des islandais « le livre du Roi« , récit de l‘Edda poétique, trésor national islandais et rare vestige de la culture viking / scandinave païenne, tout cela sous fond de lendemain de seconde guerre mondiale, de communisme grandissant et oppressant, et de plaies d’occupation nazi non pansées, et réouvertes par des « fantômes » du passé. Le roman se lit facilement, un peu comme un bon roman policier, spécialité de l’auteur. On est vite embarqué par les aventures rocambolesques des 2 protagonistes qui deviennent attachants.

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Et sinon j’ai aussi lu, La piste mongole, que je n’ai pas aimé. J’ai eu beaucoup de mal avec l’onirisme de ce livre, les voyages dans les rêves m’ont ennuyé, je n’ai pas vraiment tout compris (je suis un peu basique comme fille), mais ce livre peut plaire. Ne serait-ce que pour rentrer dans cette culture chamanique, vous pouvez tenter de vous plonger dans le tohu-bohu des steppes.

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Il y a aussi eu Meurtre chez les magdaléniens, plutôt original de part son contexte historique, l’histoire se déroule il y a 15 000 ans, à la préhistoire. On s’attache assez vite aux personnages, surtout aux femmes, qui semblent sensibles et plus réfléchies que les hommes.  On plonge littéralement dans le mode de vie de nos lointains ancêtres, et là réside le plus grand intérêt de ce livre, car l’enquête policière n’a rien d’exceptionnelle, j’ai assez rapidement trouvé les raisons du meurtre et le meurtrier.

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Call me Madame please !

J’en ai raz le chignon de me faire encore appeler « mademoiselle ».

1. Je n’en ai plus l’âge. J’ai 34 ans, mes premières rides d’expression, le corps d’une venus protohistorique (j’adore cette expression que je suis peut-être la seule à utiliser). Je veux bien faire un peu plus jeune que mon âge, mais là, faut pas pousser Mamé dans les orties (elle n’apprécierait pas). Je suis aussi crédible en « mademoiselle » qu’une actrice hollywoodienne des années 90 qui joue une ado ! C’est dire …

2. Vous n’avez rien vu là ? Si si, regardez d’un peu plus près descendez, là, à ma gauche, oui sur ma main gauche qui ne cesse de s’agiter lorsque je parle, sur mon annulaire, (comme c’est étrange) les deux trucs brillants là, oui avec les reflets changeants suivant la lumière, les bagues typiques de la femme mariée : le solitaire et l’alliance, en plus ils ne sont pas discrets. Voilà, ce truc qui fait qu’on reconnait une femme mariée d’une célibataire, elle porte une ALLIANCE !

3. Parfois s’en devient carrément vexant. Etait-ce de la flatterie mal placée ou bien l’idée que je suis trop laide, non désirable, ou que j’ai l’air d’une pauvre fille à chats,  pour être mariée ?

4. Regardez mon état civil, il est écrit un autre nom d’abord, oui je n’ai pas 3 noms pour le plaisirs, j’ai un nom composé, mon nom patronymique et ensuite mon nom d’usage, vous comprenez le mot usage, cela signifie que j’ai choisi de prendre celui de mon mari, parce que je suis mariée, donc une Madame !

4. Pour information la bienséance actuelle veut que toute femme majeure soit appelée « Madame » et nul n’est censé ignorer la loi.

 

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inconscient quand tu nous tiens …

Il y a quelques temps, je parlais de mon envi de m’acheter des ballerines en veau velour dans des tons clairs et irisés. J’avais même repéré des Reppeto parfaites, sauf le prix. Je suis donc depuis un certain temps, à l’affut de la paire qui leur ressemblerait mais dont le prix ne dépasserait pas 3 chiffres ( j’ai une liste d’achat très très longue). Je n’ai toujours pas trouvé. Puis la Puce a eu besoin de chaussures. Je me suis donc rendue en boutique et là, j’ai fait l’erreur fatale de faire un transfert sur ma fille de 2 ans en lui prenant des babies en veau velours clair et irisé, des Babybottes d’accord mais j’aurai du y penser moi mère pour la seconde fois, et avec l’expérience d’une Mini qui n’a pas hérité de mon côté soigneux*. Mais non, j’ai cédé, je lui ai acheté de jolies chaussures pas du tout pratique au niveau entretient et qu’elle m’a fatalement patiné au bout d’une journée. Quelques jours après, voulant éviter le pire, je me suis rendue à la Halle aux chaussures pour lui prendre une paire de babies-tennis en toile, qu’elle pourra traîner au parc, à la crèche, ou dans le jardin de ses grand-parents sans que j’ai des nœuds à l’estomac pour autant ( le stress du travail m’en procure déjà suffisamment). Cette fois j’ai pris soin de prendre du bleu marine, pour être moins salissant ou du moins pour que les salissures ne se voient moins. Je sais, c’est une réflexion très cochonne, mais c’est comme ça, je ne veux pas être esclave de mon savon de Marseille. Je me suis donc rendue à la Halle avec les deux nénettes, et là à l’entrée posée, j’ai vue des ballerines pointues tout cuir, en veau velours, fabriquées au Portugal (très important, j’essaie d’éviter les produits fabriqués en Chine tant que je peux, je ne veux plus fermer les yeux sur les conditions sanitaires, sociales et environnementales des chinois), vraiment comme les Repetto Brigitte, enfin du moins leur ressemblant pour un prix bien moindre. Comme la Mini et la Puce profitant de mon essayage, ont filé direct au tourniquet à bijoux et que la vendeuse ( pas très bienveillante) m’a demandé si c’était mes enfants, je me suis dépéchée et sans réfléchir, les ai prises. Un jour je répondrai à une vendeuse que non ce ne sont pas mes enfants, non je ne les connais pas, ils passaient par là, m’ont suivi et comme j’avais la même couleur de cheveux qu’eux et une vague ressemblance, se sont mis à m’appeler « Maman » !

Repetto Brigitte, 225 euros

Repetto Brigitte, 225 euros

Babybotte 69 euros

Babybotte 69 euros

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La halle 35 euros

La halle 35 euros

 

*Je garde quasiment ad vitam æternam mes affaires, je connais toutes les combines pour redonner vie aux vêtements  que j’aime, et dont je ne veux pas me séparer, au pire ils partent au grenier dans un carton pour au cas où, je re-re-rentrerai un jour dans un bon 38, pour les cas où ça redeviendrait à la mode, bref je ne jette que ce qui est abîmé ou non réparable/ arrangeable.

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Classé dans Ma vie de Maman, Mode

Elles s’appelaient désirées …

Après des mois de recherches infructueuses et de frustration, au bord du désespoir, j’allais jeter l’éponge, me résigner, me dire qu’elles n’étaient finalement pas pour moi. Puis indirectement grâce à l’Homme et son légendaire sens du rangement, après avoir cherché la clé du grenier pendant 2 heures, avoir pesté contre lui, j’ai décidé de me calmer et d’oublier en allant faire un rapide tour dans les boutiques. Un passage chez Zara, un autre chez Mango ( mais pourquoi en magasin n’ont-ils que des XS, des S et quelques M ( alors qu’ils vont jusqu’au XL !!!), un court passage chez nafnaf, des essayages de blouses en plumetis trop transparantes à mon goût, bref pleines de déception et le moral au fond des chaussettes, que je n’avais pas ce jour là, j’étais en ballerines, je décide de pousser les pieds dans le magasin de sneakers d’en face et là, des stan bleus et des noires, mais point de blanches, je lorgne aussi sur les Puma suède bleu marine et blanche (exactement la paire de mes 16 ans, quelques années quoi), un court moment de nostalgie a failli me faire flancher, puis je demande sans grande conviction à la vendeuse si elle aurait des stan en 37 1/3 ou 38, « je vais voir, me dit elle, on les reçoit au compte goutte, un modèle une paire par taille. » Je m’assois sans y croire, elle revient avec 2 boîte. « Oui les bleus, on vient juste de les recevoir. » Elle dégaine alors l’objet du désir,  j’essaie, elles ne sont pas blanches, mais elles me plaisent, autant je trouve que le leopard ne m’allait pas ( trop funky pour moi), autant j’adore l’imprimé python à l’arrière, j’ai failli hésiter un micro-quart de seconde, puis je me suis souvenue les Repetto, tous magasins du centre de Grenoble, ma quête depuis 6 mois … Je les prends !

Maintenant elles sont enfin miennes. J’ai moi aussi des Stan, j’appartiens à la tribu des modeuses en Stan. Quel bonheur de les voir à mes pieds, et quel bonheur pour mes pieds, j’avais oublié comme le port de tennis est confortable.

 

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Nous n’avons pas les mêmes valeurs

En faisant les courses, j’ai déniché un pull bleu marine plutôt sympa pour la Mini et dont j’étais sûre qu’elle le porterait, parce qu’il était en fil double bleu marine et argent. 14, 90 euros, hop dans le caddie, et quand j’ai vu à la caisse qu’il est passé à 2,90, j’ai intérieurement jubilé, « Il y a un Dieu et il est miséricordieux ! » ( la veille je ratais les Repetto ). Je rentre à la maison, le montre à la Mini.

« Regarde le joli pull que je t’ai acheté.

_ Ouahhh, il est trop beau Maman. Je l’adore ! Je peux le mettre de suite ?

_ oui vas-y.

Arrive l’Homme  » mais c’est quoi ce pull que tu lui as acheté les manches sont trop longues, ça ne va pas!  » (L’Homme est rabat-joie)

_ Mais non, il faut retourner les manches et ça passe.

A voix basse_  c’est parce que c’est fait par des chinois … pour le prix où je l’ai payé, faut pas trop en demander, et puis pour ce qu’elle fait de ces vêtements .

La Mini qui a toujours une oreille qui traîne, ( mais une oreille sélective) _ C’est les chinois qui ont fait mon pull ?

Les yeux pleins d’admiration. Mais des chinois de Chine ?

_ heu oui, mais ne le crie pas. La mère qui a honte d’acheter du « made in China » à sa fille

L’Homme ironisant _ et peut-être même des enfants guère plus grand que toi …

_ Chut c’est bon.

_ Non mais Maman, je suis trop contente d’avoir un pull fait par des chinois et qui vient de Chine !

 

 

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i leb noch !

Contrairement aux apparences, je suis toujours en vie, même si parfois je me demande ce qu’il m’arrive, je n’ai plus toujours l’impression d’être moi, pour preuve, j’ai hésité à acheter une paire de ballerine cendrillon Repetto à 50 euros, parce qu’elles étaient vernis bleu gitan, que je voulais des nudes en chèvre ou éventuellement des camels en veau nappa. Même la Mini m’a dit « Maman, elles sont trop belles, prends les, comme ça tu auras des roses et des bleus ! » Oui voilà des roses et puis une paire de bleu vernis et pas de rose clair, ni de camel, et avec quoi vais-je mettre les bleus ? Et avec tout le bleu que je porte si ce n’est pas le même bleu est-ce que ça ira ? « Bon Maman, tu les prends tes chaussures ? » L’impatience de la Mini m’a rappelé que j’étais là pour lui trouver une robe ( que l’on n’a pas trouvé), et pas pour réfléchir à des ballerines pour moi. Je suis repartie, mais elles m’ont trotté dans l’esprit tout le week-end, et au fur et à mesure que j’y pensais, plein d’idées d’association me venaient, et au fur et à mesure que j’ouvrais mon placard à chaussures, je regardais mes ballerines rouges très fatiguées, me persuadant, et montrant à l’Homme, que cet achat ne serait pas du tout superflu. Mardi j’y suis retournée, mais comme m’a dit la vendeuse « Il ne me restait qu’un 38 et même si la couleur n’est pas de cette année, des Repetto cendrillon à 50 euros au lieu de 190 euros, ça ne reste pas !  » Il n’y a qu’un esprit fatiguée, embrumée et perdue pour émettre une quelconque hésitation face à une telle affaire.

Je suis donc très fatiguée, mais personne n’en doutait, j’ai des tonnes d’exemples qui le prouve mais celui-ci est celui qui m’a le plus affectée, me serais-je oubliée ? Il ne manquerait plus que je sorte avec une marinière mise devant-derrière, ah non c’est fait ça aussi, je ne vous raconte pas l’hilarité de la Mini quand elle l’a découvert … Mes vacances ont été bénéfiques, je me suis reposée, je n’ai pas récupéré, mais, j’ai eu une vie : je suis allée manger au restaurant, j’ai fait les magasins pour le plaisir, j’ai regardé des films et même des trucs nuls et débiles à la TV, je suis allée au théâtre, j’ai tricoté sur mon canapé, j’ai bu du thé, je me suis occupée des nénettes, j’ai bricolé,  j’ai trouvé le temps d’aller chez le médecin pour moi, bref j’ai fait des choses simples mais je les ai faites une par une, en prenant le temps de les apprécier.

Craquerai-je / résisterai-je :

et parce qu’après m’être sevrée du brillant, j’y reviens doucement, et que j’ai toujours aimé les babies … lio argent 195

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